Eloge de l’intransigeance doctrinale

« L’intégrité des doctrines est l’unique chance des rétablissements de l’ordre dans le monde. » Cardinal Pie

A l’heure où les avis se confrontent, où les débats fusent et se multiplient sur tous les sujets possibles, où la libre pensée (maçonnique) est le dogme dominant, il est nécessaire -et me semble-t-il charitable- de rappeler certains fondamentaux aux intelligences non broyées par les médias de masse : l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique est seule dépositaire de la vérité, laquelle ne tolère l’erreur d’aucune manière.

Cardinal Pie - Oeuvres sacerdotales

La vérité est intolérante

Sommité catholique de la seconde moitié du XIXe siècle, le cardinal Pie écrivait [1] : « La religion qui vient du ciel est vérité, et elle est intolérante envers les fausses doctrines. » En revanche, concernant l’humain, pécheur par essence, l’illustre clerc notait avec indulgence : « La religion qui vient du ciel est charité, et elle est pleine de tolérance envers les personnes. » Dieu pardonne en effet aux hommes de bonne volonté. Mais à certaines conditions toutefois. On se remémore la célèbre antienne de saint Augustin affirmant que « l’erreur est humaine » mais que « persévérer dans l’erreur est diabolique ». Ainsi, le portugais Salazar rejoignit l’ultramontain cardinal Pie lorsqu’il dit si justement : « Ferme sur les principes, souple avec les hommes ».

Aucune espèce d’indulgence ne saurait être tolérée envers le libéralisme, ce venin pourrissant les idées justes et cherchant diaboliquement à concilier vérité et erreur. En revanche, une certaine charité doit être appliquée auprès des honnêtes hommes afin de conduire leur intelligence vers Dieu et la vérité.

Sur cette question, le Cardinal Pie écrivait dans le plus pur esprit thomiste : « Il est de l’essence de toute vérité de ne pas tolérer le principe contradictoire. L’affirmation d’une chose exclut la négation de cette même chose, comme la lumière exclut les ténèbres. » L’homme d’Eglise nuançait ensuite en stipulant que « là où rien n’est certain, où rien n’est défini, les sentiments peuvent être partagés, les opinions peuvent varier. » Puis de conclure : « Mais dès que la vérité se présente avec les caractères certains qui la distinguent, par cela même qu’elle est vérité, elle est positive, elle est nécessaire, et par conséquent, elle est intolérante : in necessariis unitas. Condamner la vérité à la tolérance, c’est la forcer au suicide. […] L’Eglise n’a point inventé la vérité, mais elle en est seulement dépositaire. […] Vous cherchez la vérité sur terre, cherchez l’Eglise intolérante. » A mille lieux des sirènes libérales d’aujourd’hui, sa conclusion doit inciter à l’intransigeance. Il serait de bon augure que, du côté de la Basilique Saint-Pierre à Rome, ces mots sans équivoque rappellent certains fondements délaissés par Ratzinger, Bergoglio et consort.

Rome et la tolérance

Il se trouve justement que l’Eglise conciliaire est la championne en matière de tolérance doctrinale. Une tolérance qui s’avère être un marchepied vers l’hérésie, l’apostasie et la damnation des âmes.

Depuis près de 50 ans, l’Eglise de Vatican II ne cesse de tolérer tout et n’importe quoi en son sein tout en traitant d’« intolérant », de « rigide », de « sectaire », de « fanatique », d’« intégriste » ceux s’efforçant de rester fidèles à ce que l’Eglise catholique a toujours enseigné. Ce sont pourtant ceux-là les véritables résistants au Nouvel Ordre religieux Mondial, ceux dont le Cardinal Pie prophétisait : « L’Eglise, société sans doute toujours visible, sera de plus en plus ramenée à des proportions simplement individuelles et domestiques. » Force est de constater que l’Eglise officielle de Rome rejoint ainsi la propagande judéo-maçonnique dans sa manière de discréditer ses adversaires. Ceci n’a, à vrai dire, rien d’étonnant lorsqu’on se penche sur  certaines caractéristiques des derniers anti-Papes en exercice depuis 1958. Jean XXIII (Roncalli) était un franc-maçon rose-croix, Paul VI (Montini) un Juif sodomite, Jean Paul II (Wojtyla) un Juif par sa mère à l’instar de Benoit XVI (Ratzinger) dont les origines juives sont avérées [2] et l’influence indéniable lors du Concile Vatican II. Le dernier en date, officiellement le 266ème, l’Argentin François ne trahit pas la règle des loups déguisés en agneaux : ayant appartenu au club para-maçonnique Rotary [3], Bergoglio a publié un livre chez Flammarion intitulé « Je crois en l’homme » ! Il a récemment déclaré que « la foi est révolutionnaire ! » [4] avant de poser cette question pour le moins originale : « Qui suis-je pour juger un prêtre gay ? » Réponse : en aucun cas le Vicaire du Christ.

françois paris match

Rome n’est pas catholique mais oecuménique

Rome porte ainsi une lourde responsabilité dans la dégradation des idées. Un dogme ne doit point changer. Il peut simplement augmenter dans une même direction, mais en aucun cas se renier. Encenser la liberté de conscience -pourtant condamnée par le Syllabus- revient à travestir toute une religion, à faire le jeu des ennemis du catholicisme. Quand on sait qu’une loge maçonnique a mis la main sur l’Eglise romaine depuis le dernier Concile, on comprend tout à fait qu’elle y put glisser subtilement toutes les hérésies imaginables (négation du péché originel, subjectivisme, œcuménisme, liberté religieuse, culte de l’homme, laïcité…). En gros, depuis 1962, le Vatican réalise un festival d’erreurs doctrinales. Il conviendrait d’être souple avec les hommes en place mais ce serait oublier l’importance du dépôt de la foi et le dogme de l’infaillibilité pontificale. Encore faudrait-il, aussi, que ces hommes à la tête du Vatican soient de notre camp. Or il est tout à fait légitime d’en douter au vu de leurs parcours, déclarations, positionnements et autres guignoleries [5] où les dirigeants de Rome rivalisent de ridicule.

L’énorme contraste entre la fausse doctrine des dirigeants du Vatican se trémoussant à Rio et le verbe antilibéral du Cardinal Pie sautera aux yeux du plus impie des lecteurs. C’est toute la différence entre l’ultramontanisme du XIXème et le modernisme ambiant. L’un a une ligne directrice claire comme l’eau de roche, l’autre concilie, tolère, cherche des excuses, dévie, égare, se renie.

Ayant pris soin de dénoncer la liberté religieuse, le Cardinal Pie avait prophétisé ce que les dirigeants romains de ces dernières décennies ont malheureusement réalisé : « Si toutes les religions peuvent être mises sur un même rang, c’est qu’elles se valent toutes ; si toutes sont vraies, c’est que toutes sont fausses ; si tous les dieux se tolèrent, c’est qu’il n’y a pas de Dieu. Et quand on a pu en arriver là, il ne reste plus de morale bien gênante. Que de consciences seraient tranquilles, le jour où l’Eglise catholique donnerait le baiser fraternel à toutes les sectes rivales ! » Le Cardinal Pie n’était pourtant pas Jésus-Christ, mais en tout cas clairvoyant et visionnaire.

Au final, l’honnête homme en recherche de vérité ne devra jamais perdre de vue que l’Eglise de Rome, investie par les modernistes et ayant rompu avec le message du Christ, n’est donc plus chrétienne. Elle apparaît clairement comme une caricature, une contrefaçon de l’Eglise catholique. Dès lors, parce qu’elle n’a aucune unité en son sein, ni une même foi, ni  des sacrements valides, parce qu’elle produit de mauvais fruits mais aussi parce qu’elle est aimée par le monde au lieu d’être persécutée par lui, cette Eglise conciliaire est plus que jamais anti-catholique et moderniste. Un ennemi à combattre, une institution à fuir. Et si ses dirigeants étaient honnêtes, ils ne l’appelleraient plus « catholique » mais « oecuménique » selon l’habile suggestion de Jean Guitton.

Johan Livernette le 19 août 2013

[1] Les citations du Cardinal Pie répertoriées dans cet article sont tirées des « Oeuvres sacerdotales » http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=776. Remerciement à l’abbé Guépin pour le relais des écrits du Cardinal Pie.

[2] http://lacontrerevolution.wordpress.com/2013/05/12/les-origines-juives-de-ratzinger-par-laurent-glauzy/

[3] https://johanlivernette.files.wordpress.com/2013/04/bergoglio-rotary.jpg La plupart des membres du Rotary sont également des francs-maçons.

[4] http://fr.gloria.tv/?media=480197

[5] Une des dernières en date fut les JMJ 2013 au Brésil : http://www.youtube.com/watch?v=zo_1_WZ5DmA&feature=c4-overview&list=UUxN_KR8keo3CzYZ-UvD2exA ou encore http://wordpress.catholicapedia.net/?p=8519.

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28 responses to “Eloge de l’intransigeance doctrinale

  • Bouzigues Pascal

    C est le premier cercle cette fausse Église conciliaire , qui marche en parallèle avec le Nouvel Ordre Mondial consistant a faire croire a ceux qui pensent être encore catholique ( la génération ayant connu la véritable Église catholique n ayant pas fait son œuvre de mémoire ou si peu avec quelques rescapés comme Mgr Lefebvre dont l œuvre fut détournée) et les amener doucement vers Satan . Il me paraît important de signaler qu il peut y avoir un second cercle où les cathos tradis , s excluant du premier , seraient aussi la proie de faux chefs tradis a la solde de la fm. Je pense inévitablement a Mgr Williamson , que l on a dit rosicrucien . Un dossier peut être trop bien ficelé par virgo maria , le montre comme un traître . Y a t il encore un chef véritablement catho tradi ? Que vaut vraiment Mgr Williamson ? On en perd son latin , tellement le machiavélisme et la versatilité est a son comble chez ceux , qui sont sensés nous guider. En fait ce serait plutôt un troisième cercle , après réflexion, le second serait tenu , plutôt par Mgr Fellay , qui doit avoir le fondement coince entre deux chaises.

    Enfin , le but véritable est de ramener a Satan le maximum d âmes par le mensonge , l inculture , le déguisement etc…

  • Johan Livernette

    D’accord avec vous Pascal.
    « Y a t il encore un chef véritablement catho tradi ? » Il n’y en a pas : il ne peut y avoir que le Pape. Or l’Eglise est éclipsée par des usurpateurs.
    Au plaisir de faire la prochaine retraite ensemble à Saint-Maurice. 😉
    Cordialement.
    Johan

  • Gérard Laurençon

    Pascal Bouzigues et Johan Livernette posent la question suivante :
    « Y a t il encore un chef véritablement catho tradi ? »
    D’accord avec l’un et l’autre, il n’y en a pas. Il faudrait pousser la question un peu plus loin :
    « Y’a-t-il eu un chef catho tradi après le concile et Mgr Lefèbvre a-t-il été celui-là ?
    Alors une autre question en amont :
    Qui a établi les hérésies synchétiques du Concile ?
    Réponse :
    Tous les pères du conciles y compris Mgr Lefèbvre qui en ont approuvé les documents, ce qui fait d’eux non seulement des hérétiques mais des hérésiarques fondateurs de la secte de Vatican II;
    Quand Mgr Lefèbvre s’est-il repenti de son statut d’hérésiarque ?
    Je ne demande pas si Mgr Lefèbvre a attaqué le Concile Vatican II, APRES, Je demande au préalable QUAND s’est-il repenti d’avoir approuvé toutes les hérésies du Concile Vatican II ?
    Jamais !
    Vous ajoutez que sa fidélité a été sans faille à cette nouvelle église par l’unité qui lui a reconnu jusqu’à sa mort et qu’il n’a cessé de proclamer dans ses messes de Saint Pie V et vous saurez QUI est ce personnage et vous saurez aussi ce que l’on doit faire de sa maudite oeuvre de faux combat contre une église qu’il a fondé et qu’il a fait sienne !
    Un mauvais arbre peut-il porter de bon fruit ?
    Un membre, un hiérarque de cette fausse église a-t-il pu représenter ou parler au Nom de l’autorité de l’Eglise catholique ?

  • alainversion

    Chers amis,
    La pertinence de ce texte est lumineuse.
    J’ajouterai que c’est l’essence même de la doctrine de Notre Seigneur : le dogme.
    « La vérité de Jésus-Christ est l’enseignement de la Révélation Divine. L’Eglise Catholique enseigne que les deux sources de la Révélation Divine sont l’Ecriture Sacrée et la Tradition Sacrée ; leur contenu réel est déterminé par le Magistère de l’Eglise Catholique. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre. Le Dogme est inchangeable. Quand un pape définit un dogme, il ne rend pas un Dogme vrai à partir de ce fait seul, mais déclare plutôt solennellement sans errer ce qui a toujours été vrai depuis la mort du dernier apôtre.  »
    Pour répondre aux interrogations de Pascal B. et à tous les Chrétiens sincères, seuls les dogmes peuvent nous rassembler et nous aider à faire le tri parmi les « tradi », nul besoin d’être théologien pour condamner Vatican 2 ( Un hérétique ne peut pas être pape) et les impasses sur les dogmes fondateurs : « Pas de Salut hors de l’Eglise » et « l’unicité du baptême ».
    Rien qu’avec ceux-là vous avez éliminer toute la résistance chrétienne trompée ou trompeuse.
    Malgré tous leurs efforts ils ne parviendront pas à effacer les dogmes !
    « Même si les catholiques fidèles à la tradition sont réduits à une poignée, ce sont eux qui sont la véritable Église de Jésus-Christ » Saint Athanase

  • Mahdi Ben Daoud

    Bonjour Johan très beau texte comme à votre habitude ! J’aime bien votre façon d’aller jusqu’au bout du raisonnement et de la logique sataniste scandée, psalmodiée à longueur de journée. Hé bien quand on fait l’EFFORT d’aller jusqu’au bout, tout tombe à l’eau.

    Exemple avec le slogan à la con, attrape nigaud Franc-Mac : «  » »chacun a sa vérité » » » ».
    Sachant qu’il n’y a qu’une seule Vérité.
    Si chacun d’entre nous : riche comme pauvre, attardé comme intello, vil comme pieux a sa vérité. C’est qu’elles se valent toutes! En se valant toutes, elles se contredisent toutes et en se contredisant toutes elles s’annulent et mènent à ce qu’il n’y a aucune vérité et in fine aucune Dieu.

    J’ai assez tordu comme raisonnement mais assez efficace et subversif. MALin et MALicieux comme façon de faire. En admettant TOUTES les vérités au final on rejette la Vérité, la seule, l’Unique.

    Je regarde la mer et je déclare qu’elle est bleue azur, mon voisin me rétorque qu’elle est bleue marine. Lequel de nous deux à raison? Ni moi ni lui car qu’il n’y a qu’une seule Vérité détenu par Dieu Tout-puissant.
    P.S : vous comptez reprendre prochainement la série : La vérité qui rend libre.

  • Gauthier Pascal

    Nous serons sans doute d’accord pour dire que La tolérance de Rome repose sur des fondations profondes, antérieures à Vatican 2, a savoir la perversion du dogme.

    Or, comme vous le savez, l’affaire Feeney soulève un certain nombre de points concernant le dogme. Les questions qui concernent le dogme menacent directement notre Foi, c’est pourquoi cette affaire, quoi qu’on en pense, doit être considérée avec une extrême prudence et examinée avec la plus grande rigueur. Nous ne saurions simplement nous laissez intimider par la reductio ad hitlerum de la majorité.

    Nous savons que le diable infiltre tous les milieux, pourquoi n’aurait-il pas infiltré les traditionnalistes sedevacantistes ? A chaque fois que le diable infiltre un milieu, un clivage se créée à l’interieur de ce même milieu opérant la distinction entre une majorité d’un coté et une minorité de l’autre.
    Ainsi un clivage s’est opéré parmis les sedevacantistes autour de l’affaire Feeney distinguant une majorité d’un coté et une minorité de l’autre.

    Enfin, sur le fond du dossier, Le magistère infaillible enseigne que : « hors de l’église pas de salut ». Rajouter une petite clause d’exception revient à faire comme si les hommes pouvaient être innocents d’être ignorants, comme si Dieu n’avait pas donné à toutes ses créatures l’intelligence et les moyens de l’atteindre, comme si Dieu n’avais pas prévenu tous les hommes en tout temps et en tout lieu en leur envoyant d’innombrables prophètes ou en sucistant du milieu d’eux des esprits droits, comme si sa Providence n’avait pas été là toujours, partout et pour tous.

  • Bouzigues Pascal

    Bonjour Johan, j espère faire celle de décembre et vous rencontrer comme mieux percevoir le Christ.

    A tous , que pensée vous de Mgr Dolan , qui vient souvent en France , visiter la Tradition catholique.

    D après les sœurs de St Maurice , Mgr Williamson serait quelqu un de bien , virgo maria se serait peut être bien fourvoyé .

  • Gérard Laurençon

    @ Pascal Bouzigues !
    Williamson, c’est la tradition catholique dans l’unité de l’Eglise conciliaire, c’est à dire que c’est la religion catholique dans l’église synchrétiste d’Assise.
    Dolan est non una cum.

    Donc, ils ne peuvent pas tous les deux être catholiques, Un des deux a nécessairement tout faux même si il y a eu des nones pour dire que c’est quelqu’un de bien !

    Après le fait que Dolan n’adopte pas l’erreur de Williamson ne le rend pas infaillible et ne fait pas nécessairement de lui un évêque de l’Eglise catolique !

  • Crommar

    Bonsoir Johan !
    J’approuve entièrement votre article qui comme d’habitude est remarquable ! J’ai quitté l’Eglise de Vatican 2 depuis un moment et ne regrette vraiment pas ! En voyant le Franc maçon a la tête de l’Eglise et le carnaval de Rio récemment , on voit une volonté destructrice agissant en sous main . J’ai une question : pensez vous qu’aujourd’hui le sédévacantisme est la meilleure voie pour un catholique ? J’ai peut être un peu dévié du sujet mais la question me « taraude » et je connais vosjustes analyses
    pour posséder une opinion sur ce sujet précis …
    Merci et encore bravo !
    Wolfgang

  • Johan Livernette

    Bonsoir Wolfgang, pour répondre à votre question « pensez vous qu’aujourd’hui le sédévacantisme est la meilleure voie pour un catholique ? » : la meilleure voie est celle menant au salut de l’âme. Je n’emploierai pas le terme « la meilleure » mais le positionnement « non una cum ». Etre chrétien, c’est suivre intégralement le Christ et son Corps mystique. Etre intégralement catholique aujourd’hui, c’est se positionner sédévac car détaché totalement de la fausse Eglise de Rome, ce qui n’est pas le cas de la FSSPX.
    Cordialement.
    Johan

  • Crommar

    Il est vrai qu’être totalement détaché de Rome est la voie la plus sure pour un catholique . Merci Johan pour votre avis qui me parait des plus judicieux ! Très cordialement

  • Johan Livernette

    Pour info, article aussi en ligne sur un site catholique espagnol : http://www.catolicosalerta.com.ar/iglesia-catolica/intransigencia-doctrinal.html
    Remerciement à Patricio pour la traduction.

  • jean

    salut johan

    Que pensez vous de ce site la foi.fr?il relate beaucoup de choses concernant les « faux « tradis notamment…

  • Johan Livernette

    Ce site dit certes beaucoup de choses justes sur l’Eglise conciliaire mais pas nous concernant, tout cela pour une seule divergence : le baptême de désir.
    Du coup, il s’en prend à nous (abbé Lafitte, ESR, ACRF, Laurent Glauzy, moi-même…) en interprétant bizarrement certaines choses ou en mentant carrément : je ferai soi-disant l’apologie du communisme, je ne serai pas préoccupé par le salut des âmes, Abed et moi serions de la FSSPX etc…

    J’ai contacté le webmaster de ce site pour lui signaler ses mensonges et il a reconnu qu’il ignorait beaucoup me concernant… mais il ne l’a pas rectifié publiquement.

    Lafoi.fr relève de la secte des Feeneyistes de Leonard Feeney, lequel avait été excommunié par Pie XII. Leur refus du baptême de désir leur fait considérer tous les Catholiques tradis comme des hérétiques pour cette simple divergence. Libre à eux de se tromper d’ennemis ! Nous avançons quant à nous droits dans nos bottes, dans la recherche de vérité et fidèles à ce qu’a toujours enseigné l’Eglise catholique.

    Cordialement.
    Johan

  • Bouzigues Pascal

    @ Gérard Laurencon , Williamson ne s est il pas oppose a Fellay concernant Vat 2 ?

  • Gérard Laurençon

    Qu’est-ce qu’il veut Weinachter ?
    A part bouffer du non una cum !

    Et bien qu’il se fasse una cum mais qu’il soit honnête et qu’il adopte toutes les hérésies de SON église sans venir nous c…..dessus !

    Johan a pourtant été on ne peut plus clair sur la question de Feeney et le baptême de désir ! Alors pourquoi titre-t-il son message en CCI « Le délire de Johan Livernette »‘
    @ Pascal Bouzigues
    Je ne pense pas avoir dit que Williamson se soit opposé à Fellay sur la question de Vatican II.
    Je pense que leur problème à tous les deux, c’est de baser leur catholicismes sur la catholicité supposée de Mgr Lefèbvre qui étant fondateur de la secte de Vatican II par les hérésies qu’il a toutes approuvées dans cette fondation et par son unité qu’il a proclamé jusqu’à sa mort à sa secte qu’il nous a fait croire qu’il combattait, ces deux personnages ne peuvent aucunement représenté quelque chose de l’Eglise catholique…Et d’ailleurs ni l’un ni l’autre n’ont lâché leur una cum à l’Eglise conciliaire.

  • Gérard Laurençon

    Au sujet du site la foi.fr. Tout à fait d’accord avec Johan ! Ils disent beaucoup de choses justes sur Vatican II et là, ce serait injuste de ne pas le reconnaître. Moi-même j’ai été méprisé pour avoir fait mention de leur travail remarquable contre Vatican II. Je n’ai pas honte ! Et non seulement ils disent beaucoup de choses justes mais ce qu’il faut leur reconnaître, c’est de s’être TOTALEMENT exclu de l’église conciliaire.

    Il faut donc être très prudent mon cher Crommar quand vous dites :

    « Il est vrai qu’être totalement détaché de Rome est la voie la plus sure pour un catholique . Merci Johan pour votre avis qui me parait des plus judicieux ! Très cordialement. »

    En effet, après s’être exclu TOTALEMENT de la fausse église conciliaire, il nous reste à croire TOUT ce que l’Eglise catholique a enseigné et là, c’est malheureusement la pierre d’achoppement du Site la foi.fr et des frères Dimond qui croient être infaillibles sous prétexte de foi dogmatique en ne croyant pas ce que l’Eglise a toujours cru et enseigné.

  • Johan Livernette

    Pour en finir avec la secte de Leonard Feeney et leur négation du baptême de désir et de sang, voici un écrit de Saint Alphonse de Liguori (Docteur de l’Eglise) approuvé par le grand Saint Pie X :

    « Le baptême selon l’étymologie grecque signifie « ablution » ou « immersion » dans l’eau, se distingue en baptême d’eau, de feu (de désir) et de sang (martyr). Plus bas nous traiterons du baptême d’eau ; qui très probablement selon saint Thomas, Salman, le Maître des Sentences, Soto, Vasquez etc., fut institué avant la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, au temps où le Christ fut baptisé par saint Jean. Mais le baptême de feu (de désir) est une parfaite conversion à Dieu par la contrition ou l’amour de Dieu par dessus tout avec le voeu explicite ou implicite du vrai baptême d’eau : ce dont il supplée la force, selon le concile de Trente quand à la rémission du péché, mais pas quant à l’impression du caractère, ni quant à la suppression de toute la peine du péché. Il est dit de feu, parce qu’il arrive par l’impulsion du Saint-Esprit, qui est représenté par une flamme. » Et plus loin : « Le baptême de sang est l’effusion du sang, ou la mort pour la Foi ou pour une haute vertu chrétienne ; comme l’enseignent S. Thomas, Viva, Croix avec Aversa, Gobat etc… Mais ce baptême est comparable au vrai baptême, parce qu’il remet la faute et la peine quasiment ex ope oprato à l’instar du Baptême. On dit « quasiment » car le martyr n’agit pas directement comme les sacrements, mais en vertu d’un certain privilège, à cause de l’imitation de la Passion du Christ. »

    C’est donc en toute logique que Pie XII excommunia Leonard Feeney qui persista dans l’erreur.

    Un dernier message à l’attention des Feeneyistes : ne vous fatiguez pas à vouloir apporter la contradiction sur mon blog, je n’ai pas de temps à perdre avec vos raisonnements tordus servant à justifier vos hérésies. Ce sujet est désormais clos.

    A bon entendeur, salut !

  • jean

    @Gérard Laurençon : ce que vous dites n’est pas infaillible, comme ce que dit le site la-foi.fr, il n’exclut par leur infaillibilité mais en parlant des textes infaillibles des dogmes, on doit faire la différence entre la lecture et les exercices de lecture ! il ne font que lire ce que Dieu a écrit et ça c’est infaillible, donc les attaquer parce qu’ils reprennent les dogmes infaillibles de Dieu, est de l’ordre de l’hérésie.
    Je tiens à préciser que je suis un simple catholique en recherche de la vérité. Cette vérité des dogmes m’a tout a fait parue claire et nette et sans embrouilles.

  • Gérard Laurençon

    Je remercie Johan de cette citation de Saint Alphonse. En effet, je ne la connaissais pas et je pense que c’est la plus précise.
    D’ailleurs dans cette précision, Saint Alphonse dit que la baptême de désir ne nous donne ni le caractère ni la supression de toute la peine comme c’est le cas du sacrement.
    Si donc il est comparable par ses effets, il y a une différence notable dans son identité.
    Au baptême, il est demandé au parrain qui répond au nom de l’enfant :
    « Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? »
    Le parrain répond :
    « La foi »
    Dans le même sens, Saint Augustin dit qu’il ne croirait pas à l’Ecriture Sainte si elle ne lui avait pas été donnée par l’Eglise.

    De là il est facile de Conclure que si l’on se fait baptiser on ne peut pas regarder l’église conciliaire comme capable de nous donner la foi puisqu’elle ne peut pas nous donner la foi qu’elle n’a pas.

    Et de là, également, on ne peut pas croire, comme veulent nous le faire avaler les frères Dimond que l’Eglise nous a trompés sur le baptême puisque, précisément, à notre baptême, nous demandons à l’Eglise de nous donner sa foi et notamment sa foi sur le baptême.
    D’autre part, l’Eglise nous aurait orienté, dès sa naissance, dans le culte des damnés puisque dès son origine elle a reconnu la sainteté de ses martyrs qui sont morts sanctifiés par le seul baptême de sang.

    La foi aux dogmes en se protégeant des hérésies de l’Eglise sur ces mêmes dogmes, c’est tout simplement la foi sans l’Eglise ! La foi avec pour pire ennemi l’Eglise qui les aurait pervertis…et les Fenney et Dimond qui leur auraient redonner toute leur pureté !
    Johan a sans doute bien raison de mettre tout de suite fin à ce genre de délires !

  • Juste

    … « Le baptême selon l’étymologie grecque signifie « ablution » ou « immersion » dans l’eau,…

    Définition de baptizo
    – plonger, immerger, submerger (d’un navire coulé)
    – purifier en plongeant ou submergeant, laver, rendre pur avec de l’eau, se laver, se baigner

    Donc pas « d’ablution » mais bien « immersion » uniquement.

  • 777laurent

    Force est de constater une chose :
    Les adversaires des catholiques ont de tout temps attaqué la papauté et essayé de l’affaiblir.

    Pourquoi ?

    En tant que gardien des dogmes, le Pape est le transmetteur de la Vérité.

    Derrière le pape, c’est bien les dogmes qu’ils essaient d’atteindre afin et de les changer, modifier, pour tout un tas de raisons diaboliques.

    Donc, oui, particulièrement en ces temps d’apostasie généralisée, il faut en cas de doute s’en tenir et s’en référer à ce que l’Eglise a de tout temps enseigné de manière infaillible (avant vatican 2) à travers ses dogmes

    – Les théologiens, qui ne sont qu’humains, peuvent se tromper en matière de foi. (Et ils se sont trompés, par exemple Saint Thomas d’Aquin sur l’Immaculée conception )

    Et comme le dit Jean « Je tiens à préciser que je suis un simple catholique en recherche de la vérité. Cette vérité des dogmes m’a tout a fait parue claire et nette et sans embrouilles. »

  • Bénistand

    « l’Eglise nous aurait orienté, dès sa naissance, dans le culte des damnés puisque dès son origine elle a reconnu la sainteté de ses martyrs qui sont morts sanctifiés par le seul baptême de sang » -> des noms?

  • Bénistand

    Pape St Léon le Grand, Concile de Chalcédoine , Lettre dogmatique à Flavien ; 451 :  » la sanctification de l’esprit se fait par l’aspersion du sang du Christ ( 1 Pierre 1:2 )… C’est lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus-Christ, non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang, et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité ; car il y en a trois à témoigner, l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois sont un’ ( 1 Jean 5-4;8 ) , c’est-à-dire l’esprit de la sanctification, le sang de la rédemption et l’eau du baptême, ces trois qui sont un et demeurent indivis, et aucun d’eux ne se détache de ce qui le relie  »
    Pape St Gélase, Décrétale :  » la lettre du bienheureux pape Léon destinée à Flavien… quiconque, s’agissant de son texte, discute ne serait-ce qu’un seul iota, et qui ne le reçoit pas avec vénération en toutes ses parties, qu’il soit anathème. « 

  • Gérard Laurençon

    Dire qu’il n’y a pas eu de martyrs honorés par l’Eglise par le seul bapteme de sang, c’est dire qu’il n’y a pas eu de catéchumène martyrs.
    C’est dire que tous les bourreaux qu se sont convertis sur le champs par le martyrs de ceux qu’ils persécutaient ont TOUS eu le temps de recevoir le bapteme de l’eau.
    Puisque, selon la justice, c’est celui qui affirme qui doit donner les preuves, les feyneistes nous donnent que des fausses preuves en SUPPOSANT en dehors de toutes preuves que ceux qui ont été honorés comme martyrs immédiatement après leur conversion ont TOUS reçu le baptême de l’eau !

    Mais puisque Monsieur Bénistand nous donne judicieusement à méditer cette défintion du Concile de Chalcédoine reproduisons-là et médtions-là.

    Pape St Léon le Grand, Concile de Chalcédoine , Lettre dogmatique à Flavien ; 451 :  » la sanctification de l’esprit se fait par l’aspersion du sang du Christ ( 1 Pierre 1:2 )… C’est lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus-Christ, non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang, et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité ; car il y en a trois à témoigner, l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois sont un’ ( 1 Jean 5-4;8 ) , c’est-à-dire l’esprit de la sanctification, le sang de la rédemption et l’eau du baptême, ces trois qui sont un et demeurent indivis, et aucun d’eux ne se détache de ce qui le relie  »

    Or, le Baptême de désir ou de feu, n’a-t-il pas été reconnu par l’Eglise comme  » l’Esprit qui rend témoignage » ou « Esprit de sanctification » et n’est-il pas dit qu’il ne fait qu’un avec l’eau et le Sang. Le baptême de désir a-t-il été défini autrement ?

    Le baptmeme de sang, n’est-ce pas le sang du martyr qui s’unit au sang du Christ dans sa Rédemption. Le Christ veut-il ou non cette union ? Ce baptême de sang serait-il le sacrifice de Caïn refusé par Dieu comme un vulgaire sacrilège puni de l’Enfer ? Le sang ne serait-il pas à témoigner avec l’eau et l’Esprit et ne serait-il pas un avec les deux autres.

    Où le baptême de désir ou de sang a été NOMEMENT condamné par l’Eglise. Si cette supposée hérésie du baptême de désir et de sang a été condamnée par Le Concile de Trente comment se fait-il que ce dit Concile n’a pas PRECISE que les théologiens avaient jusque là enseigné l’erreur sur cette question ?

    De plus, la distinction de l’Eglise sur cette question est universelle. Seul, le bapteme de l’au donne le caractère et procure par conséquent le sacrement. De là, vous concluez que Dieu ne peut pas donner dans des cas particuliers les effets d’un sacrements.
    Toutes les définitions dogmatiques que vous nous donnez concernent le SACREMENT et s’applique seules au SACREMENT;
    Et c’est vous SEULS qui opposé le Sacrement aux deux autres baptêmes qqui n’ont de relation au baptême non en ce qu’ils sont sacrements mais en ce sens qu’ils procrent par la Miséricorde de Dieu qui JAMAIS ne s’esquive les effets du baptême de l’eau seul sacrement.
    Que Dieu ait voulu que nous recevions ses grâces par les sacrements qu’il a institués est une chose indisctuable. Que l’on en conclut, comme seuls les Feeneyiste le font dogmatiquement que DIeu ne peut RIEN donner autrement que par ses sacrements, c’est votre seul point de vue qui s’oppose à ce que l’Eglise a TOUJOURS CRU et toujours enseigné.

  • Bénistand

    Merci pour votre réponse Monsieur Laurençon.
    Tout d’abord, je ne me considère pas « fenneyiste », connaissant très peu cette personne. Étant loin d’être bon théologien, mais essayant d’être bon chrétien. je suis curieux de comprendre sur quoi vous vous basez concrètement pour être aussi péremptoire, car si ça n’est pas basé sur du concret mieux vaux ne pas avoir d’avis du tout sur la question.
    Je suis prêt à vous donner raison si la réalité du baptême de désir m’est prouvée comme un dogme sûr et non comme une hypothèse logique. Or, du peu que je sache, ce n’est pas le cas, au contraire. Je suis désolé de ne pas avoir connaissance des textes auquels vous vous référez de manière entendue, sans jamais les citer. Ce que je confesse, c’est qu’il y a un seul baptême pour la rémission des péchés (Profession de Foi du Concile de Trente). En fait, je ne vais pas plus loin en l’état de mes modestes connaissances, et je ne peux en aucun cas contredire cette affirmation qui est un dogme.
    A.Bénistand

  • Gérard Laurençon

    Monsieur Bénistand,
    Je comprends très bien votre démarche de ne vouloir être qu’un simple fidèle de l’Eglise catholique, croyant aux dogmes enseignés par l’Eglise. Je le comprends d’autant mieux que ce n’est que ma seule démarche.

    Toutefois, ceci ne peut pas m’interdire quelques objections à l’enseignement des Dimond quand ma foi simple à l’Eglise m’empêche d’adhérer à de telles « nouveautés »

    Etude du texte de Dimond suivie des commentaires G. Laurençon

    Exposé Dimond :

    Baptême de désir / Baptême de sang
    HERESIES !- Frère Peter Dimond -du livre :‘Hors de l’Eglise Catholique = Absolument Pas de Salut’ La théorie du baptême de désir = une tradition de l’homme Contenu

    Ceux qui ont été endoctrinés par les apologistes de la théorie du baptême de désir seront surpris d’apprendre que parmi tous les Pères de l’Eglise, seulement un d’entre eux peut être présenté par les défenseurs du baptême du désir comme ayant enseigné le concept. Seulement un seul : saint Augustin.

    Commentaire G L:

    « Faux !
    Il y a Saint Ambroise avant et Saint Alphose de Ligorie après, ce dernier déclare le bapteme de sang et de désir de foi divine. Mais l’origine du bapteme de désir ne vient pas non plus de Saint Augustin qui a vécu entre 354 et 430. En effet bien avant eux dans les années 200, il y a Tertulien qui s’exprime ainsi sur la question :

    « Tertullien, Traité du Baptême, XVI a écrit:Il est vrai que nous avons un second baptême , qui est le baptême de sang, mais qui est aussi unique. C’est de ce baptême que parlait Jésus-Christ lorsqu’il disait : « J’ai à être baptisé d’un baptême, » quoiqu’il eût été déjà baptisé, car il était venu par l’eau et le sang, comme écrit saint Jean, afin qu’il fût lavé par l’eau et glorifié par le sang. C’est pour cela aussi que voulant nous appeler par l’eau et faire des élus par le sang, il fit rejaillir de la plaie de son côté ces deux baptêmes ; parce que ceux qui devaient croire en son sang devaient être purifiés par l’eau, et ceux qui seraient purifiés par l’eau devaient aussi boire son sang. C’est enfin ce baptême qui supplée au défaut du baptême d’eau, et qui en répare le défaut quand on a eu le malheur de perdre l’effet du baptême. » »

    Exposé Dimond :
    Les défenseurs du baptême de désir feront ensuite une pitoyable tentative en présentant un second père : saint Ambroise. Mais même si c’était vrai, ça ne ferait seulement que deux pères sur une centaines pouvant être cités comme ayant spéculé sur le concept du baptême de désir. Alors, que peut-on dire au sujet des déclarations suivantes venant de prêtres de la Fraternité St Pie X ( FSSPX ) ayant écrit trois livres distincts sur le ‘baptême de désir’ ?Père Jean-Marc Rulleau ( FSSPX ), Baptism of Desire : « Ce baptême de désir est engendré par le désir pour le baptême sacramentel … L’existence de ce mode de salut est une vérité enseignée par le Magistère de l’Église et est tenue depuis les premiers siècles par tous les Pères. Aucun théologien catholique ne l’a contesté. » [1] Père François Laisney ( FSSPX ), Is Feeneyism Catholic ? , sur le baptême de désir : « Ce n’est pas seulement l’enseignement commun, mais c’est l’enseignement unanime ; ce n’est pas seulement depuis la partie récente de ce millénaire, mais c’est plutôt depuis le début de l’Eglise … »

    Commentaire G L:
    « Si Le Père Jean-Marc Rulleau exagère en disant que le bapteme de sang et de désir était tenue par tous les pères alors que certain ne l’ont pas traitée Cependant, il dit vrai quand il dit qu’aucun théologien catholique n’a contesté cette vérité. Et Dimond prouve lui-même qu’elle n’a été contestée par aucun théologien catholique puisqu’il ne trouve pour la contester qu’Abelard dont il reconnaît lui-même qu’il a dévié sur de nombreux sujets et ce monsieur s’est rendu célèbre plus par ses frasques que par son orthodoxie ! »

    Esposé Dimond :

    Père François Laisney ( FSSPX ), Is Feeneyism Catholic ? , sur le baptême de désir : « Ce n’est pas seulement l’enseignement commun, mais c’est l’enseignement unanime ; ce n’est pas seulement depuis la partie récente de ce millénaire, mais c’est plutôt depuis le début de l’Eglise … » [2]Ces déclarations sont totalement fausses et sont de graves mensonges qui dénaturent complètement l’enseignement de la Tradition et corrompent la foi des gens. Comme vous l’avez vu, les pères sont unanimes contre le concept que quiconque ( y compris un catéchumène ) puisse être sauvé sans le baptême d’eau.

    Commentaire G L:
    « Si unanimité, il y a, elle n’est pas du côté que Dimond voudrait qu’elle soit ! »

    Exposé Dimond :

    Mais examinons l’enseignement du seul père, St Augustin, qui exprimait la croyance (au moins en certaines occasions ) dans l’idée qu’un catéchumène puisse être sauvé sans le sacrement du baptême – et ce, par son désir pour ce sacrement.

    Saint Augustin (354-430)Saint Augustin est cité en faveur du concept de baptême de désir, mais il admettait avoir été aux prises avec la question, ayant été parfois clairement opposé à l’idée que les catéchumènes baptisés puissent atteindre le salut…D’autres fois, ils soutenait cette cause. St Augustin ; 400 : « Le fait que le déroulement du baptême soit parfois compensé par la souffrance est soutenu par un argument substantiel que fit le bienheureux Cyprien… Considérant cela sans cesse, encore et encore, je trouve que non seulement la souffrance au nom du Christ peut suppléer pour ce qui fait défaut au moyen de baptême, mais même la foi et la conversion du cœur ; si … on ne peut avoir recours à la célébration du mystère du Baptême. » [3]Il y a deux points intéressants dans ce passage. Le premier se rapporte au baptême de sang : remarquez qu’ Augustin dit que sa croyance au baptême de sang est soutenu par une déduction ou un argument qu’avait fait St Cyprien ; rien d’enraciné dans la Tradition des apôtres ou des pontifes romains.

    Commentaire G L:
    « Dimond affirme ici que Saint Augustin n’est pas saint puisque il ne daigne pas l’appeler Saint Augustin mais il ajoute « que sa croyance au baptême de sang est soutenu par une déduction ou un argument qu’avait fait St Cyprien ; rien d’enraciné dans la Tradition des apôtres ou des pontifes romains. »
    Dimond est-il si ignorant pour ne pas savoir que Saint Cyprien était évêque de Carthage. N’avait-il donc rien à ce titre à voir avec « la Tradition des Apôtres » ? »

    Exposé Dimond :

    Comme nous l’avons déjà vu, la plupart des déductions de St Cyprien se sont montrées, pour le dire gentiment , tout à fait fausses…En témoigne le cas de sa ‘déduction’ disant que c’est ‘de Tradition apostolique’ que les hérétiques ne peuvent pas conférer le baptême. Ainsi, St Augustin révèle par cette déclaration un point très important : que sa croyance, même pour le baptême de sang, est enracinée dans la spéculation humaine faillible , non pas dans la révélation divine ou dans l’infaillible Tradition. Il admet pouvoir se tromper et oui, c’est un fait : il a tort.

    Commentaire G L:
    « Le bapteme des hérétiques s’il peut être valide ne l’est pas lorsque ces hérétiques ne croient pas à la divinité de J_C et ce faisant ne baptisent pas en son nom ! »

    Exposé Dimond :
    Deuxièmement, lorsqu’ Augustin conclut qu’il croit aussi que la foi ( la foi au catholicisme ) et un désir pour le baptême pourrait avoir le même effet que le martyre ; il dit : ‘Considérant cela sans cesse, encore et encore…’ En disant qu’il considérait tout ça encore et encore, St Augustin admet que son opinion sur le baptême de désir est aussi quelque chose qui est venu de sa propre considération, non pas de la tradition ou de l’ enseignement infaillible. C’est quelque chose avec quoi il a dû lutter, et comme on le verra, il s’y est contredit.

    Commentaire G L:
    « Quand Saint Augustin dit « Considérant cela sans cesse, encore et encore…’ »il est téméraire d’affirmer que par là Sain Augustin ne regardait que sa propre considération et non pas l’autorité de l’Eglise la référence à Saint Cyprien, évêque de Cartage prouve le contraire…Dimond juge ici Saint Augustion au for interne ! »

    Exposé Dimond :
    Tout ça sert à prouver de nouveau que le baptême de désir, comme le baptême de sang, n’est qu’une tradition de l’homme, née dans la spéculation humaine erronée et faillible ( bien que cette spéculation soit venue de quelques hommes influents ). Celle-ci n’est ni enracinée ni dérivée de la Tradition apostolique [ des apôtres ] ou des papes.Fait intéressant : dans le même ensemble d’œuvres sur le Baptême déjà cité, St Augustin avait également fait une autre erreur. Il l’avait par la suite corrigé dans son Livre des corrections. Dans cet ensemble d’œuvres, il a d’abord déclaré que selon lui, le bon larron mort sur la Croix à côté de Notre-Seigneur était un exemple de baptême de sang. Il a plus tard corrigé cela, en notant que le bon larron ne pouvait pas être utilisé comme exemple de baptême de sang, parce que nous ne savons pas si le bon larron avait été baptisé. [4] Mais en réalité, le bon larron ne peut pas être utilisé comme exemple de baptême de sang – principalement parce qu’il est mort sous l’ancienne loi, non pas la nouvelle loi ; il est mort avant que la loi du baptême n’ ait été instituée par Jésus-Christ après Sa résurrection. Voilà pourquoi le bon larron comme les Saints Innocents, ne peuvent pas servir d’arguments contre la nécessité de recevoir le sacrement du Baptême pour le salut.

    Commentaire G L:
    « Dimond fait dire à St Augustin que « le bon larron ne pouvait pas être utilisé comme exemple de baptême de sang »
    Mais Saint Augustin n’a pas dit que le bon larron ne pouvait pas être utilisé comme un exemple de baptême de sang…Il a dit SIMPLEMENT qu’il n’avait pas donné un exemple assez convaincant en prenant celui du larron, duquel on ignore s’il a été baptisé. En disant qu’on ignore si le bon larron a été baptisé, cela ne veut pas dire qu’on ignore s’il a eu le bapteme de l’eau puisque personne ne l’avait reçu à cette époque. Il me semble que Saint Augustin ignore si J-C a voulu que le bon Larron bénéficie du baptème de sang de la nouvelle loi…on ignore si J-C a voulu sur la croix institué le bapteme de sang…puisque Saint Augustin y croyait fermement. Voici la Citation de St Augustin :

    Dans le quatrième livre, quand j’ai dit:
    « Le martyre peut remplacer le baptême »je n’ai pas donné un exemple assez convaincant en prenant celui du larron, duquel on ignore s’il a été baptisé »

    Exposé Dimond :
    Catéchisme du Concile de Trente ; le Baptême rendu obligatoire après que le Christ ait ressuscité : « Les Auteurs ecclésiastiques conviennent que lorsque notre Seigneur, après sa Résurrection, dit à ses Apôtres : Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, au même moment, l’obligation de recevoir le Baptême fut imposée à tous les hommes qui voudraient se sauver. » [5]En fait, quand Notre Seigneur a dit au bon larron: ‘En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis’, Jésus ne se référait pas en réalité au Paradis, mais à l ‘Enfer. Comme les catholiques le savent, personne n’a pu aller au paradis avant que Notre-Seigneur ne l’ait fait le Premier, après Sa Résurrection. Le jour de la Crucifixion, le Christ est descendu aux enfers, comme le dit le Credo des Apôtres. Il n’est pas descendu dans l’ Enfer des damnés, mais dans un lieu en Enfer appelé les Limbes des Pères : la salle d’attente pour les justes de l’Ancien Testament qui ne pouvaient pas aller au paradis avant que le Sauveur ne vienne.1 Pierre 3:18 -19 – « Puisque le Christ lui-même est mort une fois pour nos péchés…En lequel il vint aussi prêcher les esprits retenus en prison … »Pour mieux prouver que le bon larron n’est pas allé au Ciel le jour de la Crucifixion, il y a le fait que le Dimanche de Pâques, lorsque Marie-Madeleine avait rencontré le Seigneur ressuscité, Il lui avait dit: ‘Ne me touchez pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père.’Jean 20:17 – « [ Le jour de la Résurrection ] Jésus lui dit: Marie. Elle, se retournant, lui dit : Rabboni (ce qui veut dire, Maître ). Jésus lui dit : Ne me touchez pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père…. »Notre-Seigneur n’était pas encore monté au ciel le Dimanche de la Résurrection. C’est donc un fait que Notre-Seigneur et le bon larron n’étaient pas au Paradis le Vendredi saint ; ils étaient dans les limbes des Pères, la prison décrite dans 1 Pierre 3:18-19. Jésus avait appelé cet endroit ‘paradis’, car c’était bien l’endroit où Il serait, avec les justes de l’Ancien Testament. Alors, comme saint Augustin l’a admis plus tard, il a commis une erreur en essayant d’utiliser le Bon Larron comme exemple pour son argument. Ça prouve à nouveau que seul l’ enseignement dogmatique des papes est infaillible, en plus de la Tradition universelle et constante. Mais St Augustin lui-même, en de nombreux endroits, confirme la Tradition universelle des Apôtres disant que personne n’est sauvé sans le sacrement du Baptême ; en fait, il a plusieurs fois nié la théorie qu’un catéchumène puisse être sauvé sans le sacrement du baptême par son désir de le recevoir.St Augustin, 395 : «… Dieu ne pardonne les péchés qu’aux baptisés. » [6]St Augustin ; 412 : «… les puniques chrétiens ne donne comme nom au Baptême rien d’autre que ‘le salut’ … D’où peut venir cela , sinon d’une ancienne et, comme je le suppose, tradition apostolique, d’où les Eglises du Christ soutiennent implicitement que sans le baptême et la participation à la table du Seigneur, il est impossible pour tout homme d’atteindre, soit le Royaume de Dieu soit le salut et la vie éternelle ? Voici également le témoignage de l’Écriture, aussi. » [7]St Augustin ; 391: « Quand nous serons devant Lui [ Dieu ], nous verrons l’équité de la justice de Dieu. Alors, personne ne dira: … ‘Pourquoi cet homme-ci fut conduit sous la direction de Dieu pour y être baptisé , tandis que cet homme -là , bien qu’il ait vécu en bon catéchumène, fut tué lors d’une soudaine catastrophe, et n’a ainsi pas pu être baptisé ?’ Attendez-vous à des récompenses, et vous ne trouverez rien d’autres que des punitions. » [8]Ici, on voit que St Augustin rejette complètement le concept du baptême de désir. Rien ne peut être plus clair que ça !

    Il dit que Dieu garde en vie les catéchumènes. Ceux qui disent que St Augustin soutenait le baptême de désir sont donc incomplets dans leur utilisation des faits. Ils doivent y ajouter la qualification qu’en de multiples occasions, il [ St Augustin ] rejetait l’idée ; qu’ il était penché des deux côtés sur la question.

    Commentaire G L:
    Dimond fait dire à Saint Augustin ici qu’il a nié le bâptême de désir des catéchumènes. Mais Saint Augustin ne nie pas le bâptême de désir, il suppose simplement que même un bon catéchumène n’a pas nécessairement les dispositions pour avoir le baptême de désir…il refuse simplement d’automatiser le baptême de désir pour tous les catéchumène même pour les réputés bons catéchumènes…ce qui semble différent de la pensée que Dimond attribue à Saint Augustin !

    Exposé Dimond :
    Ainsi, le seul père que les avocats du baptême de désir peuvent clairement citer en faveur du concept ( Augustin ), nie plusieurs fois ce concept de baptême de désir.St Augustin: « Peu importe combien pourrait progresser le catéchumène, il porte encore la charge de son iniquité : elle ne sera retirée de lui qu à la condition qu’il par vienne jusqu’au baptême. » [9]Ici, on voit de nouveau que St Augustin : · Affirme la vérité apostolique disant que personne n’entre dans le Paradis sans le baptême d’eau.· Refuse explicitement le concept de baptême de désir, en niant que tout catéchumène peut être libéré du péché sans le baptême.

    Commentaire G L:
    « Non ! pas explicitement et même pas implicitement ! »

    Exposé Dimond :
    Tout ça montre que le baptême de désir n’est pas la Tradition universelle des Apôtres…..plutôt, ce n’est que l’antithèse de la Tradition universelle des Apôtres et des Pères ; cette Tradition disant qu’aucun catéchumène ne peut être sauvé sans avoir reçu le baptême d’eau.
    Au Moyen Âge
    Maintenant que nous avons montré que l’enseignement traditionnel n’est franchement pas en faveur du baptême de désir, d’où vient ce baptême de désir dont on voit maintenant sa fureur ? Pourquoi est-il devenu plus tard une croyance si répandue ? Il n’a jamais été enseigné par aucun concile, aucune définition dogmatique ou encyclique papale… Il n’a jamais été enseigné dans l’Eglise.

    Commentaire G L:
    Faux, il a été enseigné au Concile de Trente et par plusieurs papes comme on peut le voir par les citations qui viendront. Ce qui est intéressant, c’est que Dimond donne au Concile de Trente son autorité infaillible. Après, en refusant de traduire « aut » par ou et en le traduisant par « et » il fait dire au Concile de Trente le contraire de ce qu’il a dit véritablement. Il se rapporta à un latiniste expérimenté qui, lui-même avoue que habituellement le « Aut » se traduit par « ou » et que l’on ne peut le traduire par « Et » que dans la mesure ou le baptême de l’eau ne serait pas suffisant à lui-même et qu’il exigerait une disposition intérieure de celui qui le reçoit…ce qui n’est pas le cas.

    Dimond affirme qu’aucun pape n’a traité du sujet du bapteme de désir. Mais non seulement c’est absolument faux mais, il y a bien plus fort, c’est qu’au moins un pape a enseigner que l’on peut se sauver même sans baptême le baptême de désir que peuvent avoir les catéchumènes :

    PIE IX
    Encyclique « Quanto conficiamur mœror »
    aux évêques d’Italie, 10 août 1863. (extraits)

    « Nous devons de nouveau rappeler et blâmer la très grave erreur où se trouvent malheureusement quelques catholiques, qui adoptent la croyance que les personnes vivant dans les erreurs et en dehors de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent arriver à la vie éternelle. Cela est péremptoirement contraire à la doctrine catholique.

    Nous savons et vous savez que ceux qui ignorent invinciblement Notre très sainte religion, et qui, observant avec soin la loi naturelle et ses préceptes, gravés par Dieu dans le cœur de tous, et disposés à obéir à Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, avec l’aide de la lumière et de la grâce divine, acquérir la vie éternelle ; car Dieu, qui voit parfaitement, scrute et connaît les esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, ne permet pas, dans sa souveraine bonté et clémence, que celui qui n’est pas coupable de faute volontaire soit puni par les supplices éternels.

    Mais il est aussi très connu, ce dogme catholique : que personne ne peut se sauver hors de l’Eglise catholique, et que ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel qui sciemment se montrent rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Eglise, ainsi que ceux qui sont séparés de l’unité de l’Église et du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui a été confiée par le Sauveur la garde de la vigne. »

    D’après cette encyclique traitant des adultes non baptisés, ce n’est pas le fait qu’ils ne soient pas baptisés qui les conduits en enfer, c’est le faitde vivre « dans les erreurs et en dehors de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent arriver à la vie éternelle » et Pie IX affirme « que ceux qui ignorent invinciblement Notre très sainte religion, et qui, observant avec soin la loi naturelle et ses préceptes, gravés par Dieu dans le cœur de tous, et disposés à obéir à Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, avec l’aide de la lumière et de la grâce divine, acquérir la vie éternelle »

    C’est de ses personnes dont l’Eglise dit qu’elle appartiennent à l’Eglise non quant au corps mais quant à l’âme. Saint Thomas d’Aquin parlant de ces personnes dit que Dieu leur donne la foi en la Sainte Trinité qui n’est certes pas étrangère au baptême !

    Dimond affirme que la doctrine de Saint Augusin est une doctrine hérétique !

    Voici alors la doctrine d’un pape où il répond sur cette question de foi :

    Lettre de Innocent II, Apostolicam Sedem, Dz. 388 a écrit:
    « A votre demande, nous répondons ceci : Nous affirmons sans hésitation (sur l’autorité des Saints Pères Augustin et Ambroise) que le Presbyterum dont vous avez dit qu’il avait fini ses jours sans l’eau du baptême, a persévéré dans la foi de la sainte Mère l’Eglise et dans la profession du nom du Christ, et que conséquement a été libéré du péché originel et a obtenu la joie de la patrie céleste. Lisez en outre le huitième livre De civitate Dei d’Augustin où on lit entre autres :  » Le baptême est administré de façon invisible lorsque ce n’est pas le mépris de la religion mais la barrière de la nécessité qui l’exclut « . Ouvrez également le livre du bienheureux Ambroise De obitu Valentiani qui affirme la même chose. Les questions s’étant donc apaisées, tenez les conceptions des Pères docteurs, et faite présenter constamment dans votre Eglise des prières et des offrandes pour le Presbyterum que vous avez mentionné. »

    Je termine en vous disant qu’un de vos partisan contre le bapteme de désir et à qui je dois l’absolue discrétion parle ainsi de Saint Grégoire le Grand au sujet de sa foi sur le baptême :

    « Quant à l’interpretation de Saint Léon le Grand sur l’indivisibilité de sang, eau et Esprit Saint dans le baptême,
    « l’esprit de la sanctification, le sang de la rédemption et l’eau du baptême, ces trois qui sont un et demeurent indivis, et aucun d’eux ne se détache de ce qui le relie », son esprit se montre trop simple, précipité, préjugé, pour s’aperçevoir que sa reponse confond les trois en un (comme faiserent aussi les Sabeliens par rapport à la Trinité, ou l’unité et indivisibilité ne détruit pas la distinction des personnes, comme on peut voir dans le celebre Symbole Quicumque vult salvum esse), lorsque Saint Léon ne les confond pas mais seulement les distingue sans les séparer (voici l’analogie correcte avec la Très Sainte Trinité, analogie faite par la citation de la lettre de Saint Jean elle même: trois témoins dans le ciel, trois témoins dans la terre).

    Les trois choses donc se donnent rendez-vous indéliablement dans l’acte du baptême. On ne peut pas délier le sang du Redempteur ni de l’eau du sacrement ni de l’Esprit de la foi (encore actuelle seulement, pas habituelle) du catéchumène.
    Voici que G.L. affirme sans avoir rien compris du mystère de Dieu: « Le sang ne serait-il pas à témoigner avec l’eau et l’Esprit et ne serait-il pas un avec les deux autres ».

    Ne sait-il pas que si tel était le sens de l’indivisibilité des trois éléments, le baptême de sang devrait produir les mêmes effects que le sacrement? Mais même les apologètes flaministes, y incl. Saint Bernard, Saint Albert, Saint Thomas…, reconnaissent que ceux qui n’ont pas reçu la regénération dans l’eau (lavcrum aquae in verbo vitae) n’ont pas le charactère, ni sont membres du corps de l’Eglise, ni jouissent de la rémission de la peine temporelle (pour les péchés actuelles, personnels commis), fait qui, soit-il dit en passant, implique que les flaministes et sanguinistes se situent en contrediction avec le dogme catholique de la régéneration (re-naissance) qui expressement définie comme effect de celle-ci la rémission de « tout péché ».
    Á méditer, les chers délirants flaministes et sanguinistes ! »

    Alors bien à vous, mon cher Monsieur Bénistand de choisir l’autorité qui vous convient faute d’avoir choisi en toute priorité celle de l’Eglsie

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