Sainte Jeanne d’Arc nous montre la voie

À Toulon, chez nous dans le Var, on a l’habitude de dire que le mois de mai est celui du muguet [1]. Mais à l’échelle nationale, ce beau mois printanier est surtout celui de la pucelle d’Orléans. Fêtée le 30, jour de sa mort, et civilement le 8, jour de sa canonisation par Benoît XV.

Ce fut un plaisir d’avoir rejoint le défilé de Civitas en 2017. Et si le dimanche 12 mai, je ne pourrai être présent à vos côtés dans la capitale, mon cœur, lui, sera parmi tous les catholiques réunis sur la place Saint Augustin.

C’est pour nous tous un devoir de rendre hommage, chaque année, à ce personnage important de l’histoire de France [2]. À cette vierge qui, par son action salvatrice, a montré la voie à suivre.

L’action surnaturelle de Jeanne renvoie à sa mission divine [3], à l’importance de l’état de grâce. C’est en effet le péché mortel qui fait perdre les batailles et ce sont ces mêmes péchés des humains qui sont la cause des guerres dans le monde.

« Les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire », disait la pucelle d’Orléans. Cette phrase restée célèbre nous rappelle que l’action humaine ne fait que participer à l’action de Dieu. Et que sans Lui, sans Ses grâces, nous ne pouvons rien… Dans l’action et la souffrance, « l’envoyée de Dieu » a su rester à sa place. Puis faire face à la trahison des siens, notamment d’une partie du clergé. Jusqu’au bout de ses forces, cette jeune chef de guerre a effectué la volonté de Dieu de manière héroïque.

Par son martyr, sainte Jeanne d’Arc nous rappelle la grandeur du sacrifice. Jusqu’à l’oubli de soi-même. Elle nous indique que la véritable gloire n’existe que dans les cieux, dans la vie d’après.

Le souvenir de sainte Jeanne d’Arc nous rappelle enfin la nécessité du combat. Combattre pour Jésus-Christ. Combattre pour la France. Combattre encore et toujours, dans une démarche apostolique, combattre pour ses idées et pour l’éternité.

Johan Livernette le 2 mai 2019

[1] Le muguet est l’emblème de l’équipe de rugby de Toulon (RCT).
[2] Son martyr, la victoire sur l’occupant anglais et la triple donation ont laissé une trace indélébile dans l’histoire de France.
[3] Si bien expliquée par Mgr Henri Delassus dans son livre La mission posthume de sainte Jeanne d’Arc.

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