Interview accordée au journal Rivarol

En préambule de cet entretien paru le jeudi 29 janvier dans le Rivarol n°3173, je tenais à louer le courage et l’intégrité de ce journal qui est assurément le meilleur média papier en France. Je recommande particulièrement la lecture des éditoriaux de Jérôme Bourbon. Pour s’abonner au journal Rivarol, veuillez vous rendre sur : Abonnements à Rivarol.

Rivarol Page 5
Rivarol : Vous avez récemment publié votre cinquième livre qui s’intitule Le complot contre Dieu. Comme son sous-titre l’indique, le mondialisme y est démasqué. Après Deux cris dans la nuit (2011) qui traitait déjà, dans certains chapitres, du complot mondialiste, qu’est-ce qui vous a poussé à aller plus loin dans vos recherches ?

JL : Les gens sont aujourd’hui submergés d’infos, notamment sur Internet. Il est facile de se laisser déborder par ce flux d’informations. Il est bien moins évident d’avoir une bonne grille de lecture des événements. D’où l’intérêt de ce livre de synthèse -dont je suis fier au vu du travail accompli- qui aide à y voir plus clair et met à la disposition du lecteur une somme immense de faits irréfutables.
Au regard de l’Histoire, des événements actuels, des forces en présence qui détruisent les nations, tout ou presque s’explique par le complot talmudo-maçonnique. On nous parle sans cesse de gauche, de droite, d’extrême-droite. Or le combat se situe ailleurs. Je tiens donc à insister sur le terme « talmudo-maçonnique » car il s’agit de la véritable nature du système ; et c’est, selon moi, sur ce terrain, que l’on doit concentrer nos efforts. Sur le terrain religieux, idéologique, et pas simplement politique.
Il faut être aveugle pour ne pas constater une omniprésence juive et maçonnique au sein du pouvoir. Il faut être aveugle pour ne pas voir qu’un lobby a pignon sur rue dans les médias, qu’il se permet tout et n’importe quoi, d’outrepasser les lois et même de les établir dans l’unique intérêt de sa communauté et non de l’intérêt général. À ce titre, l’affaire Dieudonné a fait sauter un verrou. Elle a ouvert les yeux à beaucoup de gens sur les vrais décideurs de cette République. Pour moi, les ennemis de l’humoriste Dieudonné ont commis une erreur stratégique en l’attaquant de la sorte.

Votre livre Le complot contre Dieu mêle politique, histoire et religion. Est-ce une synthèse de tout ce que l’on doit savoir sur le complot judéo-maçonnique ?
Oui, tout à fait. Politique, histoire et religion sont liées. Le complot contre Dieu réunit les trois. Que ce soit à propos de l’Église catholique ou des nations, il me paraissait nécessaire de remonter le cours de l’Histoire pour y voir plus clair, distinguer le fil conducteur des vicissitudes de ce monde et démontrer qu’il existe bel et bien une conspiration contre le trône, l’autel, l’ordre naturel, la chrétienté. Et qu’au final, il s’agit d’un complot contre Dieu.
Il est intéressant, à mes yeux, d’élargir la perspective pour mieux saisir le sens de l’Histoire. Pour savoir où on va, qui fait avancer le mouvement révolutionnaire, quels sont les vrais enjeux de demain. En gros, il est essentiel de connaître la vraie Histoire et non celle qui nous est imposés dans les manuels scolaires. Combien faudra-t-il de livres comme Le complot contre Dieu pour enrayer le rouleau-compresseur médiatique à désinformer ? Certainement beaucoup.

Qu’est-ce qui caractérise, selon vous, la Synagogue de Satan (d’après l’expression de l’Apocalypse selon saint Jean) ? Qui la compose ? Quelle est son plan d’action ? Quels sont ses objectifs ?
Son opposition à l’ordre naturel, son acharnement contre le Christ, son Église, la civilisation chrétienne. Ses deux principales branches sont, depuis des siècles, le judaïsme talmudique et la franc-maçonnerie. L’une étant à l’origine de l’autre, les deux sont intimement liées. Elles sont d’ailleurs minutieusement démasquées dans deux chapitres importants du livre, à l’instar des banques centrales et autres sociétés secrètes qui sont en lien avec la franc-maçonnerie.
Dans le plan d’action de la Synagogue de Satan, on retrouve la méthode de l’ordo ab chaos, cette devise maçonnique incontournable. Pour mettre en place un nouvel ordre, il faudra d’abord faire table rase de l’ordre ancien. D’où le mouvement révolutionnaire mondial pour tout anéantir. Cette thématique de la Révolution est largement abordée dans le livre, particulièrement dans le chapitre III.

Il y a près de deux ans, vous aviez donné une conférence à Amiens (organisée par Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France) sur la franc-maçonnerie. Le chapitre VI traitant de cette thématique fait-il le tour de la question maçonnique ?
Oui, c’est le but de ce chapitre intitulé « La franc-maçonnerie, puissance occulte ». Dévoiler la secte maçonnique de fond en comble, comme l’avait recommandé le pape Léon XIII dans son encyclique Humanum genus en 1884. Les aspects importants à traiter furent, à mes yeux, les faux principes promus par la contre-Église et son rôle prépondérant durant l’histoire de ces derniers siècles.

De quelle manière abordez-vous la question juive dans le chapitre VIII ?
Dans sa totalité. En mettant surtout l’accent sur le Talmud et l’aversion du judaïsme contre le christianisme. En citant les auteurs juifs et autres rabbins dont les objectifs sont autant politiques que religieux. Car il existe bel et bien un projet politique juif, comme l’a démontré avant moi Hervé Ryssen, et bien avant nous Mgr Jouin et Mgr Delassus. Quant à la solution à la question juive, dans Le complot contre Dieu, elle est abordée sous l’angle théologique.

La situation chaotique dans l’Église catholique vous préoccupe-t-elle ? Quelle importance y accordez-vous au sein de ce complot mondial ?
Cela me préoccupe et j’y accorde évidemment une grande importance. Cette persécution contre le corps mystique du Christ est centrale dans le complot mondialiste. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil, non seulement sur les faits avec cet acharnement contre l’autel, mais aussi sur certains documents qui sont recensés dans le livre (documents du B’naï B’rith et de la Haute-Vente notamment) et qui prouvent que l’Eglise catholique fut la cible principale de la franc-maçonnerie.

Quels auteurs ont nourri votre travail ? Sur quoi vous êtes-vous appuyé pour produire un livre aussi dense et complet ?
Mgr Henri Delassus dont je me considère le disciple car ayant étudié la totalité de son œuvre, mais aussi divers auteurs catholiques antilibéraux tels Mgr Ernest Jouin, Pierre Virion, Léon de Poncins. Et puis certains livres comme celui d’Epiphanius ou Une main cachée dirige de Jacques Bordiot et bien sûr les incontournables chefs d’œuvre de Mgr Delassus : La conjuration antichrétienne et Le problème de l’heure présente. Les précieux travaux historiques de Nesta H. Webster, William G. Carr, Antony C. Sutton et avant eux de Jacques Crétineau-Joly m’ont aussi bien aidé, tout comme certains documentaires sur la santé et la géopolitique.
Mon travail se base sur une étude sérieuse et documentée, sur des éléments factuels, en ayant comme base morale les évangiles. En gros, sur la Révélation et la vérité sûre. Ce travail s’inscrit donc dans la tradition de l’école antilibérale de Don Sarda y Salvany, l’abbé Barruel, Mgr Henri Delassus, Mgr Ernest Jouin etc… De nombreux très bons livres ont nourri ma réflexion et ont permis l’écriture de Le complot contre Dieu. Outre tous ces ouvrages, le grand avantage que nous avons en comparaison à l’époque des auteurs anciens, c’est Internet. Ce réseau informatique étant un outil formidable pour s’informer et vérifier ses sources.

Votre livre est-il offensant voire blessant pour vos adversaires, qu’ils soient juifs, francs-maçons, protestants ou autres ?
Absolument pas. Vous ne trouverez aucune diffamation dans ce livre qui est d’ailleurs inattaquable sur le plan juridique. Tout est factuel et vérifiable. Je qualifierais Le complot contre Dieu d’offensif et non d’offensant.
La charité chrétienne implique qu’on aide l’autre à aller à Dieu. Et ce même si cet autre fait partie du camp ennemi. Jésus-Christ recommandait même de prier pour nos ennemis, « pour ceux qui nous persécutent et nous calomnient » (Matthieu 5:44). Le mérite en est bien plus grand.
Combattre un ennemi au niveau des idées ne veut pas dire lui cracher à la figure. Le but est d’amener le plus grand nombre vers la vérité et donc d’accepter le Christ comme unique messie rédempteur. Il s’agit donc d’inciter à la conversion dans le plus pur esprit chrétien.

couvertureQuelles solutions apportez-vous en fin d’ouvrage face à tous ces fléaux que vous dénoncez sur près de 500 pages ?
Celle du règne social de Jésus-Christ. La politique chrétienne appliquée dans la société. C’est la célèbre formule de saint Pie X : Instaurare omnia in Christo (Tout restaurer dans le Christ). On peut d’ailleurs lire dans mon livre que « recentrer la société sur le Christ est l’unique solution au mondialisme. » C’était aussi la solution donnée par le pape Pie XI dans son encyclique Quas primas qui fut publiée en 1925. C’est enfin et surtout un dogme de foi important pour tout catholique. Dogme de foi que l’Église de Vatican II a malheureusement délaissé. Nous nous devons, plus que jamais, d’avoir un état d’esprit de reconquête et de reconstruction. Cela prendra certainement du temps. Et même si l’avenir s’annonce sombre, l’espoir est inébranlable lorsqu’on a la foi catholique.
Des mesures concrètes et radicales sont avancées dans le dernier chapitre. Elles correspondent à cette volonté de restauration chrétienne de la société. Elles consistent aussi à tirer un trait sur tout ce que la judéo-maçonnerie a malheureusement mis en place depuis 1789. C’est dire si le changement se doit d’être radical ! Mais avant d’envisager cette restauration de la société française, il faudrait renouer avec certaines valeurs, un certain état d’esprit. C’est la raison pour laquelle le combat d’idées est primordial et c’est, entre autres, l’objet du livre Le complot contre Dieu.

Propos recueillis par Jérôme Bourbon.


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